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Tu vois, cette photo ?

Elle a été fabriquée par un algorithme

Cet enfant n’existe pas.

Alors, qui est l’auteur de cette photo ?

Midjourney, l’intelligence artificielle ?

Le créateur du logiciel Midjourney ?

Ou l’humain qui a tapé le prompt suivant  » photo style Doisneau d’un enfant africain qui attend dans un café parisien, devant le mac de son père« ,  en l’occurrence, votre infidèle serviteur pour produire cette image?

 

Bientôt, on ne pourra plus faire de distinction qualitative, entre des photographies réelles, et des photographies produites par des IA.

D’ailleurs ne faudrait il pas trouver un nom spécifique pour qualifier ou identifier ces imitations, ou fausses photographies ?

Bientôt nous ne pourrons plus faire de distinction entre des peintures, des dessins, des livres, des films créés par des humains, et ces mêmes données reproduites ou calculées par des IA.

A un détail pres

C’est que les IA ne créent rien.

Elles synthétisent des données existantes.

Elles recyclent. Font du neuf avec du vieux.

Sauf que cela, ne se voit pas à l’œil nu.

D’ailleurs, en quoi sommes nous différents des IA dans nos processus créationnels ?

Comment créons nous ? D’où nous vient notre inspiration ?

Est ce que nous ne faisons autre chose que synthétiser d’autres œuvres que nous avons vues, des conversations qui nous ont inspirées, des experiences que nous avons vécues, pour produire des créations ?

Qu’est ce qui nous distingue vraiment ?

Le désir, peut-être. Ou le besoin.

Créer répond chez nous, humains, à un besoin, à une nécessité, une envie.

Alors que le IA répondent à une commande.

Enfin, pour le moment.

Le marquis de Sade, emprisonné à la Bastille avec interdiction de publier sa prose licencieuse, privé d’encre et de papier .

Alors dans son cachot, il écrivait  paraît-il, avec son sang sur des morceaux de tissus.

Mes avec nos bras cassés, nos yeux crevés, et nos langues tranchées, nous continuerons à nous exprimer, que ce soit pour faire émerger la beauté du fond des abysses, rendre compte du monde que nous vivons, honorer la vie, ou sublimer nos peines et nos angoisses.

Parce que cela est vital pour nous, individuellement, et collectivement. C’est notre moyen de nous soigner, et nous relier aux autres.

Bientôt, les IA viendront nous concurrencer, nous remplacer dans de nombreux domaines, des milliers de métiers disparaitront parce que les IA sauront les faire bien mieux que nous.

Et tant mieux

Mais sais tu ce qui advenu des esclaves dans les galeres quand ils ont vu arriver les moteurs des bateaux ?

Sont ils devenus des affranchis, ou ont ils été jeté aux requins ?

Comme toujours face aux révolutions, nous nous adapterons, nous évoluerons, nous ferons des sacrifices, nous serons amenés à découvrir ce qui fait notre spécificité d’humains, et qui nous distingue des IA.

Avec le risque de découvrir que nous sommes cet enfant sur la photo.

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